LA PRODUCTION DE PLANTS DE VIGNE

Tout savoir sur la production de plants de vigne en France

Plus d'un an pour produire un plant de vigne

La production de plants de vigne greffés-soudés en racines nues est une activité rythmée par les saisons.

  • De janvier à mars, les bois issus des vignes-mères de greffons et de porte-greffes sont récoltés directement sur les parcelles.
  • De mars à mai, c’est la phase de greffage où l’on assemble les porte-greffes et les greffons pour former un plant de vigne. Pendant la phase de stratification, qui a lieu en chambre chaude, le cal de soudure se forme.
  • De mai à octobre, les greffes sont plantées en plein champ dans des pépinières. Elles y reçoivent de l’irrigation et de la fertilisation et sont protégées contre les principales maladies de la vigne.
  • À partir de novembre, les pépinières sont arrachées. Les plants sont alors triés et préparés avant livraison aux viticulteurs au printemps suivant.

La production de plants : fournir des plants sains et sécurisés à la filière


© SÉBASTIEN THIBOUT POUR QANOPÉE

En France, depuis la crise phylloxérique, un plant de vigne est issu du greffage d’un greffon sur un porte-greffe. La production d’un plant de vigne est organisée en 4 étapes :

    1. La sélection des meilleurs porte-greffes et des meilleurs greffons est effectuée en France par l’Institut Français de la Vigne et du Vin qui produit le matériel initial ;

2. La prémultiplication, qui consiste en la multiplication du matériel initial dans des parcelles dédiées, fournit des individus que l’on appelle le matériel de base. Cette étape est assurée par l’IFV et 11 partenaires agréés (le Comité Champagne, le Groupement Régional d’Amélioration et de Prémultiplication de la Vigne et la SICAREX Beaujolais font partie de ces 11 partenaires) ;

3. La multiplication, permet d’approvisionner les pépiniéristes en matériel certifié après la culture des plants dans des parcs de vignes-mères de greffons ou de porte-greffes ;

4. Le greffage est réalisé par les pépiniéristes. Il permet d’associer des greffons sur les porte-greffes, formant ainsi des plants de vigne pour les viticulteurs.

Organisation de la prémultiplication en France

En France, une fois le matériel initial produit par l’IFV au domaine de l’Espiguette, la prémultiplication est confiée à 11 établissements agréés par le ministère de l’Agriculture et qui ont pour missions :

  • L’installation de vignes-mères de greffons (VMG) et de porte-greffes (VMPG) destinées à la production de matériel dit de “base” à partir du matériel initial fourni par l’IFV ;
  • La production et la commercialisation des bois de greffage dits de «  base » ;
  • La production et la commercialisation de plants de «  base » à destination des multiplicateurs. 

Dans le quart nord-est de la France, le Comité Champagne, l’association G.R.A.P.V.I. pour la Bourgogne et la SICAREX Beaujolais sont agréés pour la prémultiplication.

D’une production en plein champ vers une production exempte de contaminations

Depuis les années 60, la prémultiplication est conduite en plein champ ce qui la met à la merci des vecteurs des maladies et des conditions climatiques. Aujourd’hui en France, seuls 24 ha sont consacrés à la production de vignes-mères de porte-greffes et 42 ha au parc de vignes-mères de greffons. Plus spécifiquement, dans le quart nord-est de la France, les prémultiplicateurs produisent très peu de boutures de porte-greffes et doivent s’approvisionner dans d’autres régions. En revanche, pour les greffons, les parcs de vignes-mères sont dimensionnés pour couvrir les besoins de leur bassin respectif. Cependant, la demande fluctuante, les aléas climatiques ou sanitaires peuvent impacter la production des bois.

Le projet Qanopée dote le quart nord-est de la France d’un outil dédié à la prémultiplication et la conservation des plants de vigne en milieu confiné. La production est donc exempte de maladie et peu sensible aux aléas climatiques grâce aux serres bioclimatiques.

Un projet régional cohérent avec la réorganisation nationale de la prémultiplication

Afin de préserver la vigne des maladies actuelles et émergentes, les acteurs de la filière viticole française ont décidé d’organiser la production de matériel initial en cultivant la vigne en milieu confiné. Les serres doivent désormais disposer d’un système d’aération filtré et d’un filet barrière dont la maille ne doit pas excéder 500μ x 600μ (ou par tout système apportant le même niveau de garantie) empêchant les insectes porteurs de virus ou de maladies de pénétrer à l’intérieur.

Ce nouveau modèle sécurisé, durable et novateur du matériel végétal viticole français va permettre d’accélérer la mise à disposition de matériel végétal innovant ou à fins d’adaptation.

Pour en savoir plus, consulter le glossaire

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