Tout savoir sur la production de plants de vigne en France
La production de plants de vigne greffés-soudés en racines nues est une activité rythmée par les saisons.

© SÉBASTIEN THIBOUT POUR QANOPÉE
En France, depuis la crise phylloxérique, un plant de vigne est issu du greffage d’un greffon sur un porte-greffe. La production d’un plant de vigne est organisée en 4 étapes :
2. La prémultiplication, qui consiste en la multiplication du matériel initial dans des parcelles dédiées, fournit des individus que l’on appelle le matériel de base. Cette étape est assurée par l’IFV et 11 partenaires agréés (le Comité Champagne, le Groupement Régional d’Amélioration et de Prémultiplication de la Vigne et la SICAREX Beaujolais font partie de ces 11 partenaires) ;
3. La multiplication, permet d’approvisionner les pépiniéristes en matériel certifié après la culture des plants dans des parcs de vignes-mères de greffons ou de porte-greffes ;
4. Le greffage est réalisé par les pépiniéristes. Il permet d’associer des greffons sur les porte-greffes, formant ainsi des plants de vigne pour les viticulteurs.
En France, une fois le matériel initial produit par l’IFV au domaine de l’Espiguette, la prémultiplication est confiée à 11 établissements agréés par le ministère de l’Agriculture et qui ont pour missions :
Dans le quart nord-est de la France, le Comité Champagne, l’association G.R.A.P.V.I. pour la Bourgogne et la SICAREX Beaujolais sont agréés pour la prémultiplication.
Depuis les années 60, la prémultiplication est conduite en plein champ ce qui la met à la merci des vecteurs des maladies et des conditions climatiques. Aujourd’hui en France, seuls 24 ha sont consacrés à la production de vignes-mères de porte-greffes et 42 ha au parc de vignes-mères de greffons. Plus spécifiquement, dans le quart nord-est de la France, les prémultiplicateurs produisent très peu de boutures de porte-greffes et doivent s’approvisionner dans d’autres régions. En revanche, pour les greffons, les parcs de vignes-mères sont dimensionnés pour couvrir les besoins de leur bassin respectif. Cependant, la demande fluctuante, les aléas climatiques ou sanitaires peuvent impacter la production des bois.
Le projet Qanopée dote le quart nord-est de la France d’un outil dédié à la prémultiplication et la conservation des plants de vigne en milieu confiné. La production est donc exempte de maladie et peu sensible aux aléas climatiques grâce aux serres bioclimatiques.
Afin de préserver la vigne des maladies actuelles et émergentes, les acteurs de la filière viticole française ont décidé d’organiser la production de matériel initial en cultivant la vigne en milieu confiné. Les serres doivent désormais disposer d’un système d’aération filtré et d’un filet barrière dont la maille ne doit pas excéder 500μ x 600μ (ou par tout système apportant le même niveau de garantie) empêchant les insectes porteurs de virus ou de maladies de pénétrer à l’intérieur.
Ce nouveau modèle sécurisé, durable et novateur du matériel végétal viticole français va permettre d’accélérer la mise à disposition de matériel végétal innovant ou à fins d’adaptation.
Pour en savoir plus, consulter le glossaire
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